Etapes clés de la mise en place d’une CMDB
Publié par Sylvain Yenoussa dans Nouvelles-technologies, tags: cmdb, infogerence, it management, Itil, outsourcingLa CMDB, qu’est ce que c’est ?
La CMDB, ou Configuration Management DataBase est une base de données permettant de gérer au mieux la configuration dans le cadre d’une direction IT. Nous allons le voire dans cet article, la CMDB est bien plus qu’une base de données lambda, c’est un réel outil sur lequel va pouvoir d’appuyer le management et les équipes technique grâce à des informations et des outils de reportings.
Pour quoi faire
La question peut paraitre bête de prime abord, mais la réponse sera un indicateur de la pertinence de la démarche:
Gestion de configuration
Si l’objectif est simplement de recenser la configuration de postes clients, passez votre chemin, les outils de gestion de parc, open source de surcroit s’acquittent très bien de cette tâche.. A titre d’exemple, GLPI permettra de connaitre la configuration de tous les postes de votre parc informatique avec exhaustivité, et de descendre jusqu’au composants matériels. Couplé avec un outil comme OCS Inventory, vous aurez à votre disposition un outil vous permettant d’avoir des informations sur les configurations, information précieuse pour le service desk.
Un outil selon les préconisation ITIL
Vous l’aurez deviné, la CMDB va beaucoup plus loin. L’objectif de l’outil est moins de s’occuper des configurations des postes client, mais plus de mieux connaitre l’infrastructure de votre SI. Les fonctionnalités qu’il est possible de mettre en œuvre seront détaillées plus loin.
L’intérêt d’une CMDB
Vous êtes infogéré
Les considérations en terme d’infrastructure réseau etc … ne vous intéressent pas ou peu car elles sont à la charge de la société qui a pris en charge l’infogérance. Cependant, la CMDB peut vous aider dans les tâches qui vous incombent dans le pilotage de cette infogérance.
De plus, il est fort possible que la société qui a pris en charge votre infrastructure soit intéressée par votre démarche, de manière à structurer son travail et ses interactions avec la votre. Un travail commun sur le sujet permettrait d’améliorer l’efficacité, mais également de partager les frais de la mise en place de l’outil.
L’outil vous permettra également de mettre en rapport les choses qui existent réellement dans votre infrastructure avec ce que vous facture votre prestataire, dans une optique de contrôle.
Vous n’êtes pas infogéré
La CMDB se positionnera dans votre direction IT comme un mini ERP pour votre service en permettant de coordonner toutes les actions sur votre infrastructure. Dans ce cas, il est important d’identifier ce qui sera recensé dans la CMDB, tout en identifiant les information pertinente afin que les utilisateurs ne soient pas noyés sous une quantité d’informations inutiles qui masqueraient les information importantes. Une approche intéressante serait de cartographier les accès, de manière à ce que les utilisateurs aient accès uniquement aux fonction et informations qui les intéressent.
Identifier un contenu pertinent
Cette étape est une des première lors de l’implantation du logiciel. C’est lors de celle-ci qui vous allez identifier les informations que vous jugez utile dans votre CMDB que l’on appelle des CI pour Configuration Item. Il faut alors auditer le service IT pour connaitre les besoins et la manière d’information et identifier les relations entre CIs.
Identifier les process à mettre en place
Voici une liste des process qu’il est possible de mettre en place dans une CMDB. La liste de ces process n’est pas exhaustive:
Licence management
Le licence management est très important, et l’apport d’une CMDB dans ce cadre là est précieux. Le logiciel va en effet vous apporter son aide en vous donnant une vision sur ce que vous possédez comme licences et celles réellement utilisées. L’objectif est double :
- Ne pas utiliser de logiciel dont vous ne détenez pas la licence, afin d’éviter des pénalités et de sortir du cadre légal
- Ne pas avoir de licences inutilisées
Au delà du licence management, la meilleure connaissance de votre infrastructure vous permettra de mieux organiser vos achats de licence notamment les licences Oracle qui varient en fonction du nombre de cœurs, de processeurs etc … du serveur où elles sont installées.
Asset Management
Connaitre les asset possédés par l’entreprise, et gérer le cycle de vie de l’asset, de son achat jusqu’à sa sortie de l’entreprise. Cette partie peut être intéressante si l’on souhaite par exemple connaitre la valeur du parc informatique à un moment donné.
Service desk
La gestion du service desk permet de mettre en place une résolution des incidents.
Incident Management
L’objectif est de résoudre les incidents de production dans le délai le plus court possible, de manière à respecter les SLA mis en place sur le service où s’est déclaré l’incident. Certains incidents peuvent être évités grâce à la mise en place de KPI qui feront partie de la CMDB. Ces KPI seront des indicateurs placés sur les Configuration Items les plus critiques ou les plus sujets à incident, de manière à réduire la fréquence de ceux-ci. (lenteur d’application, crash disque etc …)
Problem Management
La CMDB est une aide précieuse pour l’analyse des problème intervenus en production, et leur cause (RCA , Root Cause Analysis) L’outil apportera donc des informations précieuses sur le comportement du SI. Prenons un exemple très simple et courant :
Vous changez toujours le même disque dur dans un serveur. Grâce à la CMDB, vous allez pouvoir tracer ce changement et donc identifier la cause de ce défaut récurrent, qui peut être par exemple une carte mère HS.
Release Management
Le release management est le process qui permet de sécuriser les livraisons lors notamment des mises en production, de manière à ce que ce soit la bonne version qui soit déployée. De cette manière on à tracer tous les changements, et à obtenir les validations nécessaires des différentes parties responsable d’un package, par exemple.
Configuration Management
Le configuration management est le cœur de la CMDB.
C’est dans cette partie que l’on va pouvoir décrire les configurations machines, mais également cartographier les applications et ainsi avoir une vision globale du déploiement des applications et de l’infrastructure sous-jacente.
Exemple : savoir que l’application X est déployée sur tel serveur d’application, s’appuie sur tel instance de telle base de données.
Remplissage
Manuel versus automatique
Autant le dire, le remplissage manuel d’une CMDB n’est pas une mince affaire. La quantité d’information est gigantesque, et fastidieuse à rentrer à la main. Vous pouvez décider de prendre des intérimaires pour effectuer cette saisie, entre les fautes de frappe et les erreurs, bonne nouvelle, quand vous aurez enfin terminé, votre base sera obsolète du fait des mutations du SI, et vous pourrez tout recommencer.
La solution avec des agents
Une solution existe, positionner des agents sur les différentes machines dont vous souhaitez obtenir des informations. Cette solution est pertinente, le seul risque est de voire ces agents discuter trop souvent avec le serveur central et ainsi créer un surplus de trafic réseau.
La solution sans agent
Certaines solutions permettent d’obtenir la configuration, ainsi qu’une cartographie de l’infrastructure en obtenant des information à distance.
Dans tous les cas, il faut être extrêmement prudent sur les promesses de l’autodécouverte des configurations, celle-ci risquant d’être entravée par la politique de sécurité mise en place dans l’entreprise : pare feu, sous réseaux etc …
Les facteurs clés de succès de l’implémentation
Faire adhérer les utilisateurs
L’un des facteurs clés de succès d’une CMDB est l’implication des utilisateurs. Il faut impérativement prendre en compte les besoins des utilisateurs afin que l’outil soit pertinent et soit un vrai plus pour leur travail. Pour ce faire, il faut lister et prendre en compte :
- Les interactions entre le personnel (RFC, etc …)
- Les interactions management – équipes techniques
- Les informations identifiées
- Une définition des relations entre configurations items rigoureuse
Workflow
L’implémentation d’une CMDB suppose l’identification de workflow à implémenter dans l’outil, de manière à attribuer des rôles aux utilisateurs qui interviendront sur la CMDB ainsi que des processus de validation, de manière à gagner en efficacité.
Faire vivre la CMDB
Afin que le contenu de votre CMDB reste toujours fiable et pertinent, une bonne pratique consiste à désigner un responsable de l’outil qui sera garant des informations que le logiciel contient. Cette personne jouera également le rôle d’animateur, de manière à faire évoluer l’outil pour qu’il ne reste pas figé et progresse.
Trouver un appui dans la direction IT / IS
Ce n’est un secret pour personne, lorsque l’on est consultant ou chargé de projet, pour que celui-ci réussisse, trouver un appui hiérarchique est une aide considérable dans l’acceptation d’un projet. Dans ce cas précis, la difficulté que pose la mise en place d’une CMDB est son ROI qui n’est pas évident à anticiper, et encore moins à calculer. Les arguments qui pèseront pour seront une organisation de la direction IT autour de l’outil, et une normalisation des process qui feront gagner en efficacité.

Apple et le second opérateur de téléphonie mobile en chine sont parvenus à un accord, le fameux téléphone va donc être disponible sur le territoire chinois d’ici peu via China Unicom, grâce à un contrat courant sur 3 ans.


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